réflexion de soleil

Jeudi 2 octobre 2008

Là, je rentre du laboratoire d'analyses: test HIV.

On a eu un petit problème de préservatif avec le mec d'internet. Oui, je nous donne des circonstances aténuantes on avait un peu bu et je  ne sais pas trop comment ça s'est passé: j'ai sorti un préservatif mais il a pas vu, il y a été sans, bref. J'ai vu qu'il était resté sur l'oreiller et ça m'a fait vraiment chier

Lui: ben quoi, tu n'es pas sûre?

Moi: non!  mais enfin, c'est la première fois qu'on se voit!!!!!!!! on se connait pas!!!!quelle confiance peux tu avoir en moi????????

Lui: de mon côté de toute façno ma dernière copine était vierge.

Moi: ça ne veut pas forcément dire qu'elle n'avait rien.


Bon, après lui avoir gueulé dessus, on l'a refait, avec préservatif.

Dans la semaine, on en a reparlé et je lui ai expliqué que même en ayant eu que des rapports protégés depuis mon dernier test, eh bien il vaut mieux vérifier pour être dur: le préservatif n'est pas 100% sur et certaines pratiques sont à risque quand même.

Hier matin, je reçois un texto: j'ai pris rendez vous pour samedi matin, j'aurais le résultat lundi.

Donc voilà, ce matin, je reviens du laboratoire d'analyses.

Bon, ok, mais je me fais une nouvelle fois la réflexion: on devrait pouvoir faire ce p.. de test sans passer par le médecin, il devrait être prescrit automatiquement tous les 4 mois aux célibataires avec une bonne distribution de préservatifs en plus  bien sur (pour ma part, cette année ça fait 3 fois que je le fais).

Par sunrise
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Dimanche 21 septembre 2008

Donc, voici la suite de mon rendez vous d'hier soir.

En fait, j'étais réellement très stressée juste avant le rendez vous. Il est arrivé avec un peu d'avance, donc en même temps, je n'ai pas trop eu le temps de gamberger.
Et j'ai passé une plutot agréable soirée: on a continué à discuter de tout et de rien, on a beaucoup bu et même de temps en temps une sorte , non pas d'attirance mais comme une sorte de chaleur, c'est tout. Après le resto, on est allée chez moi, j'avais envie qu'il m'embrasse mais je sentais qu'il sentait juste la même chose que moi. On a discuté encore bu et on s'est rapproché peu à peu, sans qu'il me soit vraiment possible de distinguer le moment où on s'est embrassé vraiment.

Ce matin, il devait repasser chez ses parents avant de repartir pour Paris. Je l'ai raccompagné presque au pas de course à sa voiture, on voulait prendre un café en terrasse mais on avait pas assez de temps. En fait, pas de chaleur particulière de sa part, juste à me tenir la main quand on marchait: pas de discussion sur une éventuelle prochaine fois.

Je n'ai pas l'impression qu'il ait lui aussi ressenti quelque chose de particulier en fait. Ou est ce parce qu'il ressentait mes doutes?

Donc, oui, ce soir, je ne sais pas: je pense juste qu'on a  passé un bon moment, c'est tout.

En même temps, je ne suis jamais très sûre de ce que je ressens, jamais chamboulée au début d'une relation, sauf peut être une fois, cela vient après, enfin bref, je ne vais pas me répêter.

Est ce que, comme le dit Nick'O dans son commentaire du dernier post, quand on réféchit, c'est mauvais signe? quand on se demande si quelqu'un nous plait, cela signifie qu'il ne nous plait pas? 

Il doit m'appeler ce soir, je crois que je vais être sincère.

Par sunrise
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Vendredi 19 septembre 2008
Bon, demain, en fait, j'ai un rendez vous avec un mec
Et ça me travaille
En fait, je ne le connais pas
Je l'ai rencontré via internet
Il a l'air sympa
Quand même, un caractère un peu de "fils unique": je veux tout tout de suite
Et un peu peur qu'il soit collant (mais ça je guéris les mecs apparemment très vite car au bout de quelques jours, quand j'aimerais qu'ils soient plus collants, ils se décollent...)
Et puis il m'a envoyé des photos de lui...

Et comment dire...

Bon: il a pas l'air top top...

En même temps, à part ma dernière vraie relation (celle qui m'a valu d'ouvrir ce blog), je n'ai jamais été attiré, du moins au début, par le physique des hommes avec lesquels j'étais.

Donc je me demande en fait si je serais suffisamment forte pour lui dire non s'il ne m'attire pas:
enfin, il faut bien me comprendre là: si vraiment c'est carrément impossible, si ej trouve son physique repoussant, je lui dirais (gentiment, hein je ne suis pas comme ça: et, après tout, les gôuts, c'est personnel...) que je ne suis pas attirée par lui.
Masi j'ai peur de ne pas être attiré sans pour autant ne vraiment pas pouvoir

J'ai surement l'air conne là avec cette peur, mais je n'ai jamais dit non (ou presque) à des mecs qui voulaient sortir avec moi: sûrement parce qu'il n'y en a pas beaucoup eu, sûrement parce que j'ai beaucoup souffert de cette solitude, de ce manque ne serait ce que d'un regard sur moi.
Alors je veux tout prendre, je prends quasiment tout (là, je m'entends je ne parle pas que du physique, mais aussi du style et du caractère) et le pire en plus c'est que je finis par m'attacher (il faut dire quand même que, jusqu'ici, à part un infâme connard, je suis tombée sur des mecs bien, différents voire très diffrents les uns des autres, mais bien)

Vous me direz: et après? tant pis, si tu n'arrives pas à ne pas te laisser aller demain soir, si ce n'est vraiment pas possible, tu te rendras compte plus tard et tu lui diras que ce n'est pas possible, : d'ailleurs je l'ai déjà fait (j'étais dans un moment de faiblesse, je venais juste de me faire larguer, mais quand même cela ne m'a pas plu de larguer quasiment comme j'avais été largué dans un sens): je ne veux pas faire souffrir, vraiment pas.
Le problème est que je me sens en souffrance en ce moment, justement: un matin de cette semaine, je me suis réveillée en pleurs en pensant à lui: pourquoi? peut être justement parce que je me posais déjà des questions sur le physique du mec rencontré sur internet, alors que lui, il m'a plu d'emblée, dès que j'ai posé les yeux sur lui? peut être...

Au fond, je pense que j'ai déjà été amoureuse mais je ne pense pas avoir vraiment aimé: je laisse les hommes décider de notre relation (de sa naissance ou pas, de son déroulement, de sa fin): je ne pense pas avoir une fois vraiment pensé à ce que moi, je voulais vraiment, à ce que moi je ressentais vraiment, toujours en attente de l'autre, en réponse de l'autre: j'assiste à mes amours, comme j'assiste à ma vie: je n'agis pas vraiment en tant que moi.

Oh, p... toutes ces réflexions ne me disent pas ce que je dois faire demain: sûrement me comporter comme je le sens: oui, certes: sauf que précisément je ne sais pas ce que je ressens.

Ce qui serait presque arrangeant, c'est qu'il ne veuille pas sortir avec moi...

 p... j'ai comme l'impression qu'en fait, c'est peut être ce que je projette tout le temps: peut être que j'envoie inconsciemment des ondes qui disent:
" quittes moi parce que je ne sais pas ce que je ressens, parce que j'ai peur",
alors qu'en même temps pourtant j'ai l'impression de projeter le contraire: "restes, avec moi, aimes moi, protèges moi, comme j'essaie de te protèger et de t'aimer"
et que les mecs me quittent toujours par cette formule ou à peu près: "je n'ai pas de sentiments aussi forts pour toi que ceux que tu me portes" (raison pour laquelle je pense projeter l'impression juste au dessus? alors que pour autant je suis loin d'étouffer les mecs)

Je suis un peu perdue là. 
Par sunrise
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Dimanche 24 août 2008
Bon, en parlant d'empathie ce soir,il faut que j'écrive ce qui me travaille depuis quelques jours et que j'ai un peu évoqué en fin de post là : une empathie que je n'aurais pas cru possible.

Donc je reviens sur lui.

Juste pour lui dire (même s'il ne me lis pas), que je comprends pourquoi il n'a pas voulu  entamer une relation avec moi (même si je suis loin d'être dupe et qu'il y avait de toute façon surement d'autres explications derrière du type du classique ça n'a pas collé, mais passons) et que même je l'en remercie pour ça (même si ça me travaille quand même), et pour m'avoir fait comprendre des choses, m'avoir ouvert l'esprit moi qui suis pourtant loin d'être une va-t'en-guerre.  
Par sunrise
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Mardi 29 juillet 2008
Pour savoir comment on peut éviter d'avoir une telle bête dans le "fondement" comme dirait Miss Blog en personne.
Je traduits pour les non-initiés du langage des pintades gourdasses:( s'il en existe encore: il faut remédier à ça: VITE!!!)
=  éviter d'avoir des cellules cancéreuses qui se développent dans le col de l'uterus

 ben oui, c'est moins stylé, plus direct, c'est juste comme ça.

Bref,  lisez  ça les filles (et après vous décrochez le téléphone et vous prenez rendez vous avec le gyneco si vous ne l'avez pas vu depuis plus d'un an) et les mecs aussi d'ailleurs (oui, parce que comme le dit Sonia, vous avez bien une soeur, une mère, une cousine ou même de vagues copines, voire voire voire une petite amie( petits chanceux...: vous remarquerez que je n'ai pas dit "petites chanceuses":lol..)

Bon, mais qu'est ce que vous faites à lire encore mes idioties: c'est ici que ça se passe: on clique là

ah: lisez les commentaires aussi, il y a des précisions: lisez direct les réponses du docteur gizmo ça va plus vite et n'hésitez pas à poser des questions: parce que non, ça n'arrive pas qu'aux autres, j'ai une amie qui a des problèmes du même type que ceux de Sonia en ce moment (saleté de virus!!)

Merci Sonia !!! grâce à toi je saurais l'année prochaine demander à mon gyneco s'il me fait bien un frottis en phase liquide (et je le quitterais dans d'atroces souffrances parce que je l'aime bien mon gyneco s'il refuse de me le faire)

Bon, je sais bien que j'ai très peu de lecteurs, mais s'il y en a n'hésitez pas à faire passer le message, le lien vers l'article du blog de Sonia.
Par sunrise
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Mercredi 23 juillet 2008
Voilà, j'ai envie de tout écrire et de ne rien écrire, alors je mets juste un lien (il est sur le côté déjà avec les blogs que je visitent de temps en temps (pour Medhi: moi aussi je les aime et même j'en aime d'autres des "beaux gueuses": moi perso, celles que je préfèrent et je suis loin d'être la seule: Sonia et Kmille)

http://www.worldometers.info/fr/

Parce que la terre tourne et que malgré tout le soleil se lèvera demain.

Par sunrise
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Mardi 1 juillet 2008
En réponse à un post de Medhi et à nos commentaires respectifs, un petit article sur ce vaste sujet qu'est la fidélité dans le couple...
Bon, je suis un peu coupée dans mon élan car j'ai mis en stand by mon blog pendant ce week-end et un dernier commentaire sur le blog de Medhi doublé d'un (excellent comme très souvent) article (Greg) m' a oté les mots de la bouche...ce qui pour ce sujet est plutôt rigolo... 

Donc Medhi, Je ne suis pas tout à fait d'acord avec toi quand tu dis que quitter l'autre avant de la tromper est une question de respect et quand tu traites les gens qui trompent leur partenaire de mythos ou de fourbes.
La vie n'est pas aussi simple: il y a tromper et tromper. Je ne nie pas que cela doit faire mal quand on découvre que son partenaire nous trompe (ça ne m'est jamais arrivé, du moins je ne pense pas) mais ce n'est pas parce qu'on fait une fellation à sa secrétaire  (ou qu'on la saute on s'en fout après tout) dans le bureau qu'on n'est plus amoureux de sa femme (dedicace à Bill et Hilary)

J'en connais des mecs qui trompent leur copine et qui pourtant sont bien avec elles: une relation avec une autre personne peut être juste amicale,physique et dénuée d'amour. Personnellement, je me suis jamais sentie autant respectée que quand je couche avec un copain qui a une copine depuis plusieurs années. Je ne me sens pas coupable, cela les regarde et surtout je ne peux pas le considérer comme un connard: il est attentif quand il est avec moi, je me sens comme une reine quand on fait l'amour, on ne franchit jamais la barrière des sentiments ou de la tendresse: les choses sont très claires entre nous.
J'en connais d'autres qui couchent à droite à gauche sans pour autant être des salauds finis.
ok, ce sont sûrement des "types faciles" comme l'explique si bien Hervé Le Tellier dans son génial  Les amnésiques n'ont rien vécu d'inoubliable
"Je pense que je suis incapable de résister à une femme à qui je plais, et je m'en moque d'être un type facile"

et alors? est ce si condamnable? je ne parle pas de ces personnes qui sont incapables de contrôler leur pulsion, qui se foutent royalement de leur partenaire et de leur maîtresse/ amant: il faut quand même quelque part avoir le courage d'assumer. 

D'ailleurs on peut nettement plus "tromper" une personne même sans coucher avec quelq'un d'autre. Il y a bien des manières de décevoir, de blesser. Et puis,parlons de ces mecs qui veulent bien coucher avec vous mais ne pas aller quand même jusqu'au bout parce que bon, ils ont une copine: ridicules. J'ai même connu un mec qui après m'avoir avoué qu'il avait une copine voulait continuer à me voir pour partager des moments de tendresse avec moi sans aller plus loin. Je l'ai rembarré car c'est justement ça que je trouve salaud: c'est bien plus en ayant cette attitude avec moi, qu'il trompait sa copine plutôt que de coucher avec moi en étant clair, sans sentiments, sans tendresse.

Oui, Greg, je suis tout à fait d'accord avec ton commentaire: on met ce qu'on veut dans l'amour, mais au delà d'avoir les mêmes valeurs, l'important est de les partager, de les comprendre. D'ailleurs, je n'ai jamais moi-même couché avec un autre pendant une relation:facile à dire peut être car je n'ai pas eu de relation durable,mais je n'en ai pas eu  même la tentation, et je ne pense pas pouvoir/ vouloir le faire. Mais d'une part je ne saurais être affirmative sur ce point et d'autre part, ce sont des écarts que je peux comprendre (dans la mesure du foutage de gueule quand même, bien sûr: accepter que son mec se fasse sucer 20 fois par jour, il faut pas exagérer quand même, Medhi, je suis d'accord): je ne suis pas d'un naturel jalouse: avoir confiance en l'autre, être assuré de son respect c'est effectivement primordial. Et je me méfie énormément des gens qui affirment leur valeur sans exprimer le moindre doute, surtout sur le plan amoureux: je n'ai pas beaucoup d'expérience dans le domaine, certes, mais le peu que m'a appris la vie est qu'il n'y a pas de grande certitude établie et que bien souvent ceux qui affirment leurs certitudes et leurs valeurs ne sont pas forcément ceux qui les mettent le mieux en pratique. (je ne te vise pas medhi, je ne te connais pas, je pense juste à quelqu'un de mon entourage proche qui niveau défense des valeurs était plutôt virulent, et qui est celui qui en a quand même bafoué le plus)

Pour finir, une autre citation du bouquin cité plus haut: 
"A quoi tu penses?
- je pense qu'avec un peu d'imagination, on a du mal à rester fidèle, mais qu'avec énormément d'imagination, ce doit être possible." 

A quoi tu penses?
- je pense que je n'ai pas beaucoup d'imagination"
Par sunrise
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Jeudi 5 juin 2008

Je ne suis pas beaucoup sortie avec des garçons (jamais avec des filles d’ailleurs : j'ai tout simplement jamais été attiré par une fille). Mais bon, des moments forts en peu de temps j’en ai connu quand même, oui : peut être un peu plus forts que d’autres qui ont eu l’habitude pendant les années d’adolescence d’avoir des flirts. je ne sais pas. Je me suis longtemps sentie anormale de ce point de vue, ce n’est pas parce que je n’en avais pas envie, mais parce que les garçons ne me voyaient pas, peut être parce que  je ne me voyais pas moi-même. J’ai gardé des souvenirs de ces moments et j’ai gardé des lettres, des bouts de papier, des impressions.

 

De temps en temps, redéfilent dans ma tête les premiers baisers. Les premiers baisers depuis celui qui pour la première fois a compté.

 

Un soir de janvier il y a quelques temps maintenant, une réunion de boulot dont je m’en vais en plein milieu, j’ai un rendez vous : il a fait un détour pour venir me chercher en voiture, il m’amène dans un resto très chic, bien sur que je suis un peu troublée mais je ne réfléchis plus à ce moment là de ma vie, et puis je me dis que je me fais des histoires de toute façon. Mais il est bien ce garçon, on a beaucoup de goûts en commun, il m’écoute, me laisse l’écouter aussi, on est les derniers à sortir du restaurant. Il me remet mon écharpe, me dit qu’il pourrait arriver des choses c’est la pleine lune. Mais pour moi à ce moment là je n'y crois pas, c’est peut être le début d' une amitié entre nous, en tous cas, il n’est pas intéressé: à constater notre entente je me serais presque fait des histoires de toute façon. Il fait un détour encore pour me ramener chez moi (mine de rien à ½ heure de sa route, et il y a du brouillard), je l’invite à prendre un café ou un thé avant qu’il ne rentre chez lui à un peu plus d’une heure de là : je ne pense à rien d’autre. On discute encore, on pourrait ne jamais s’arrêter, mais il est tard, on bosse le lendemain et il a de la route. Sur le seuil, porte ouverte, il se retourne vers moi et se penche pour m’embrasser, je pense qu'il veut seulement sur les joues, mais non et il me plaque contre un mur dans mon entrée : « il faudrait fermer la porte... » « non.. vas y... pars... ». Le lendemain, les jours suivants, ce baiser reste en moi. Il m’a reconnu. Il m’a ouverte à moi-même. Après lui, tous les premiers baisers ont laissé en moi une trace, moins forte mais quand même une trace.

 

 Aujourd’hui, il est encore pour moi ce qu’il a été ce jour là : une vraie première fois (même si celle à laquelle vous pensez n’est venue que quelques jours après, on a laissé la porte entrouverte ce soir là, c’était déjà trop fort pour moi, un vrai premier baiser.) Il est loin d’être parfait, très très loin même, il avait et a toujours une copine avec laquelle il vit, il va juste voir ailleurs ; il m’a posé des lapins, beaucoup, souvent, sans prévenir, sans s’excuser après; il n’a jamais eu de gestes de tendresse (à part cet effleurement du sein en partant toujours) mais il est là quand je veux parler, il m’écoute et il devine les situations, il me donne confiance, il m’encourage, il me fait prendre conscience de l’importance de profiter des choses de la vie tout simplement, il m'a appris que l’on peut transformer une relation en quelque chose de différent trouver un équilibre ; on ne se promet rien, même pas d’honorer nos rares rendez vous : il est tout simplement la personne qui m’a fait commencer ma transformation de fille en femme, qui continue de le faire à travers nos conversations (il me dit qu’il va se reconvertir en psy, c’est vrai qu’il joue presque ce rôle pour moi), qui vient constater de temps en temps le chemin parcouru en ce sens. Je crois que ce n’est même pas la peine que je lui dise, il le sait déjà en quelque sorte : je me demande parfois comment il me voit, peut être juste comme un bon coup qu’il peut se taper de temps en temps et une fille qui le fait rire ou chier avec ses histoires d’amour et de cul, mais je n’ai sans doute pas besoin de le savoir, c’est juste comme ça, et c’est très bien ainsi.

 

 J’aimerais avoir des relations comme ça avec les ex qui ont comptés, enfin je veux dire pas nécessairement la même chose qu’avec lui bien sûr, mais juste équilibrées, simples sans histoire: juste ce qu’on veut l’un de l’autre et ce qu’on peut avoir.Mais visiblement c’est plus compliqué et je ne sais pas pourquoi. Par exemple, monsieur je-te-quitte-mais-je-t’apprécie-il-me-tarde-de-te-revoir-je-vais-pas-bien-depuis-que-je-t’ai quitté, m’a téléphoné il y a 10 jours et m’a dit que ce serait bien d‘aller boire un verre ensemble (ok, ok c’est moi qui l’ai amené à me demander ça, mais vu son attitude pas claire, j’ai envie qu’il s’explique un peu, alors) qu'il avait pour l’instant un agenda chargé, mais qu’il m’appellerait le week-end d’après. Bien sûr il a pas rappelé, il ne rappellera sûrement plus jamais, alors pourquoi ne pas l’avoir dit tout simplement ? pourquoi cette lâcheté ? Il est sorti avec moi parce que je l’attirais peut être mais aussi parce qu’il ne connaissait personne dans cette ville, il a voulu qu’on reste amis après pas parce qu’il m’apprécie mais parce qu’il ne connaît personne dans cette ville : là pour l’instant, il a un agenda chargé, il doit avoir des horaires de travail qui le laissent à plat et il a des jours pour rentrer chez lui où je le sais il a sort avec une fille, alors forcément moi, je n’existe plus : je le comprends par moi-même tout ça, mais pourquoi me dire autre chose ? Pourquoi se contenter de penser : elle va bien comprendre toute seule ? ben oui, je suis pas totalement idiote quand même, mais j’aime pas me sentir conne, et en ce moment, clairement, je le suis. Mais j’ai décidé que c’était fini : alors c’est moi qui vais lui dire, tout ce que je pense de son attitude, si jamais il rappelle, comme ça on n’en parlera plus, qu’il le prenne comme il veut. Mon dernier effort sera de lui souhaiter un bon anniversaire demain par sms rien de plus (je sais je suis trop gentille:raaaaaaaaaaaagh) et après je téléphonerais à ma première fois parce qu'il faut vraiment qu'on se voit.

Par sunrise
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Mercredi 4 juin 2008
Aujourd'hui on s'est vu pour la première fois,  j'ai croisé ton regard que tu as déjà si intense  et j'ai pensé, supplié très fort: 
" ne sois pas lâche avec les filles que tu rencontreras, assumes, sois sincère, parle avec elle(s)*... ah et si tu pouvais fuir les chiantes, ce serait pas plus mal." 

En même temps, le couple de tes parents te montrera la voie j'espère: un des deux seuls couples qui tient dans lequel la fille n'est pas chiante" (seul couple français d'ailleurs: bravo)




Illustration : Autoportrait (1506) Raphaël Galerie des Offices, Florence

*oui, penses aussi à regarder le film, ça t'aidera peut être
Par sunrise
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Mardi 3 juin 2008
C'est la saison des coquelicots en ce moment, c'est la saison de l'éphémère: 

 Ephémère comme cette météo toujours imprévisible qui rend la présence, ou l'absence de soleil , l'impression de chaleur éphémère.

Ephémère comme la mode: pas étonnant que ce soit cette saison qu'est choisie la mort pour prendre Yves Saint Laurent, lui qui était un éternel angoissé, qui n'a jamais été vraiment heureux dans sa vie: Pierre Bergé l'explique en disant qu'il était un vrai créateur, mais je suis également perpétuellement angoissée alors que je suis loin d'être créative... N'est ce pas plutôt parce qu'Yves Saint Laurent représentait un "choc de la modernité" comme le dit Chritian Lacroix? Et que c'est justement cette modernité qui nous rend angoissé et qui rend tout éphémère. Yves Saint Laurent c'était la pureté des coupes, l'élégance tout simplement: c'est sûrement cette recherche de pureté, ce culte de la perfection qui hante notre monde et nous rend si angoissés de vivre.

Ephémère donc comme les coquelicots et leurs pétales qui s'étiolent dès qu'on veut les cueillir ou même les toucher: justes des fleurs belles à regarder. Attirantes, presque provocantes avec leur couleur rouge que l'on remarque de loin, mais si fragiles.... Elles envahissent les bords de route et les chemins en ce moment, comme elles envahissaient la tête de ma grand mère avant que son esprit ne rejoigne le ciel tout à fait.... et comme la tête de mon grand père: ses souvenirs, le fil de ses pensées commencent à s'étioler tout doucement.

J'ai souvent l'impression d'avoir des pétales dans ma tête aussi, l'impression qu'il y a des coquelicots en permanence dans ce monde: rien ne reste, il faut juste profiter de ces moments où les pétales et la fleur se tiennent encore...

Par sunrise
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